Le référendum d'octobre 2017

Le 1er octobre 2017, la Catalogne a organisé un référendum d'indépendance déclaré illégal par Madrid. Malgré la répression policière, des millions de Catalans ont voté, avec 90% en faveur de l'indépendance. Le gouvernement espagnol a refusé de reconnaître le résultat et a appliqué l'article 155 de la Constitution pour suspendre l'autonomie catalane.

Fuite et exil de Puigdemont

Carles Puigdemont a fui en Belgique en octobre 2017 pour éviter l'arrestation. Il a été accusé de rébellion et de sédition, crimes passibles de 25 ans de prison. D'autres dirigeants indépendantistes sont restés et ont été emprisonnés pendant des années avant d'être graciés en 2021.

Mandats d'arrêt européens et débats juridiques

L'Espagne a émis plusieurs mandats d'arrêt européens contre Puigdemont. Les tribunaux belges, allemands et italiens ont refusé de l'extrader, estimant que les charges politiques ne justifiaient pas l'extradition. Ces décisions ont embarrassé Madrid et souligné les divergences européennes sur la liberté d'expression politique.

Répression des manifestations et de l'expression

Les autorités espagnoles ont arrêté des centaines de manifestants pro-indépendance. Des artistes et rappeurs, comme Pablo Hasél, ont été condamnés pour des paroles jugées offensantes envers la monarchie. Ces poursuites ont été critiquées par Amnesty International et d'autres ONG comme des atteintes disproportionnées à la liberté d'expression.

La répression de l'expression politique, même séparatiste, teste les limites de la démocratie européenne.

Amnistie controversée et tensions persistantes

En 2024, le gouvernement espagnol a proposé une loi d'amnistie pour les indépendantistes catalans, incluant potentiellement Puigdemont. Cette décision a divisé l'Espagne et déclenché des manifestations massives. Le conflit entre Madrid et la Catalogne reste une plaie ouverte pour la démocratie espagnole.