Le contexte de l'affaire

Steven Galloway, auteur acclamé et directeur du programme d'écriture créative de l'UBC, a été suspendu en novembre 2015 suite à des allégations de mauvaise conduite. Après une enquête, il a été congédié en juin 2016. L'université a refusé de divulguer les détails de l'enquête, invoquant la confidentialité.

L'enquête et ses conclusions

L'enquête indépendante menée par l'ancienne juge Mary Ellen Boyd a conclu que la plupart des accusations étaient non fondées ou sans preuve suffisante. Une seule allégation a été partiellement retenue. Malgré cela, l'UBC a maintenu le congédiement, déclenchant un débat national.

La mobilisation de la communauté littéraire

Plus de 90 écrivains canadiens éminents, dont Margaret Atwood et Joseph Boyden, ont signé une lettre ouverte défendant Galloway et critiquant le processus de l'UBC. Ils ont dénoncé le manque de transparence et l'atteinte à la présomption d'innocence et à la liberté académique.

Implications pour la liberté académique

Ce cas illustre la tension entre la protection des plaignants et le droit à la défense. Les universités canadiennes ont dû repenser leurs procédures disciplinaires pour mieux équilibrer ces intérêts. La question de la transparence dans les enquêtes universitaires reste débattue.

La liberté académique exige que les accusations soient examinées de manière équitable et transparente, avec un droit de défense réel.

Règlement et leçons apprises

En 2018, Galloway et l'UBC ont conclu un règlement à l'amiable. L'université a présenté des excuses partielles et reconnu des erreurs de procédure. Ce cas a mené à des révisions des politiques universitaires sur la conduite et les enquêtes internes au Canada.