Blocages massifs de sites web
En mars 2022, la Russie a bloqué Facebook, Instagram, Twitter et de nombreux médias indépendants comme Novaya Gazeta et Meduza. Le Roskomnadzor (régulateur des télécommunications) a ajouté des milliers de sites à sa liste noire. L'accès à l'information libre est devenu quasi impossible sans outils de contournement.
Criminalisation de la 'désinformation'
Une nouvelle loi punit de 15 ans de prison la diffusion de 'fausses informations' sur les forces armées russes. Des journalistes, militants et citoyens ordinaires ont été arrêtés pour avoir appelé l'invasion une 'guerre' plutôt qu'une 'opération militaire spéciale'. Cette loi vise à étouffer toute critique du régime.
Répression des VPN et Tor
Les autorités russes tentent de bloquer les VPN et le réseau Tor pour empêcher l'accès à l'information censurée. Plusieurs fournisseurs de VPN ont été forcés de se retirer du marché russe. Malgré ces efforts, des millions de Russes continuent d'utiliser des outils de contournement pour accéder à Internet libre.
Exode des journalistes et médias
Face à la répression, des centaines de journalistes ont fui la Russie. Des médias indépendants comme TV Rain et Meduza opèrent désormais en exil. Cette fuite des talents et des voix critiques appauvrit le paysage médiatique russe et laisse la propagande d'État dominer le discours public.
Un pays qui criminalise la vérité et bloque l'information libre n'est pas une démocratie, c'est une dictature numérique.
Implications pour la liberté mondiale
Le modèle russe de censure inspire d'autres régimes autoritaires. La Chine, l'Iran et la Turquie observent et adoptent des tactiques similaires. Cette 'internationalisation de la répression numérique' menace la liberté d'expression et l'accès à l'information dans le monde entier.